En 2008, une enquête du Centre du Paysage ASBL révélait que 80 % des citadins considéraient l’arbre comme la principale expression de la nature en ville.

Une actualisation réalisée en 2025 confirme et amplifie cette tendance : 86 % des habitants interrogés placent désormais l’arbre au premier plan de leur représentation de la nature urbaine.

Constats scientifiques

  • Régulation thermique : les arbres réduisent les îlots de chaleur, limitent l’exposition solaire directe et participent au confort climatique en période de canicule.
  • Services écosystémiques : en plus de capter le CO₂ et les particules fines, ils favorisent l’infiltration des eaux pluviales et améliorent la qualité de l’air.
  • Biodiversité : ils constituent des habitats indispensables et des corridors écologiques pour de nombreuses espèces animales et végétales.

Enjeux pour les politiques publiques

Ces résultats démontrent que l’arbre est perçu par la population non plus comme un simple ornement, mais comme une infrastructure urbaine stratégique.

Il contribue directement à trois objectifs prioritaires :

  1. Adaptation au changement climatique (atténuation des effets des vagues de chaleur et amélioration du microclimat urbain).
  2. Santé publique (amélioration de la qualité de vie et réduction des pathologies liées à la chaleur et à la pollution).
  3. Renforcement de la biodiversité (maintien d’écosystèmes résilients en zones densément artificialisées).
  4. Amélioration du cadre de vie (l’embellissement des rues, des quartiers et des villes pour les citoyens et l’arbre est le renouveau de nos villes).

Conclusion et recommandations

  • Intégrer l’arbre dans les stratégies climatiques nationales et locales : planification urbaine, mobilité, infrastructures.
  • Renforcer les programmes de plantation et de protection des arbres existants.
  • Considérer la gestion arborée comme un investissement prioritaire, au même titre que les infrastructures techniques.

En résumé : l’arbre urbain est un élément majeur de nos villes et est une « infrastructure verte vitale » pour l’adaptation climatique et la résilience écologique.

L’arbre urbain doit être considéré comme un levier stratégique face au changement climatique, aux défis sociaux et pour renforcer la biodiversité.