Le collet de l’arbre, situé à la jonction entre le tronc et les racines, joue un rôle crucial dans la santé et la stabilité de l’arbre. Pourtant, il est souvent mis en danger par des pratiques d’entretien inadaptées, notamment l’utilisation de tondeuses et de débroussailleuses.
Des recherches menées en Belgique (Gembloux Agro-Bio Tech, ULiège), en France (INRAE), mais aussi au Québec et aux États-Unis (University of Minnesota, USDA Forest Service) confirment que les blessures répétées au collet causées par les lames ou fils de coupe entraînent des dégâts irréversibles : nécroses de l’écorce, entrée de pathogènes (champignons, bactéries), diminution de la circulation de sève et, à terme, dépérissement partiel ou complet de l’arbre.
Les Pays-Bas et le Royaume-Uni, pionniers en gestion des arbres urbains, recommandent depuis plusieurs années la mise en place de zones tampons de protection autour des jeunes plantations.
Les solutions sont simples et reconnues internationalement :
  • Installer un paillage organique (copeaux de bois non traités, BRF) sur un diamètre de 50 à 80 cm autour du collet.
  • Éviter l’accumulation de terre ou de paillis directement contre le tronc pour prévenir les maladies.
  • Sensibiliser les équipes d’entretien et les citoyens à l’importance de préserver cet espace.
Ces pratiques favorisent non seulement la protection mécanique du collet, mais aussi le développement racinaire, la rétention d’humidité et la biodiversité du sol. Ainsi, protéger le collet, c’est investir dans la longévité et la résilience des arbres urbains.
Un beau mulch que l’on retrouve au pied de tous les arbres à Humboldt Park Fielhouse.